Prix des vignes dans l’Yonne et le Grand Auxerrois

Dernière mise à jour : 25 août 2026. Données de valeur vénale du millésime 2024, publiées en 2025. Prochaine actualisation à la parution des données du millésime 2025.

Le Grand Auxerrois désigne les vignobles de l’Yonne situés autour d’Auxerre — Irancy, Saint-Bris, Chitry, Coulanges-la-Vineuse, Vézelay — distincts du Chablisien qui les jouxte.

Une précision de méthode s’impose ici : la statistique publique ne publie pas de valeur propre au Grand Auxerrois. Elle publie une moyenne AOP départementale pour l’Yonne, Chablis compris. C’est cette valeur que porte cette page, et nous ne la présentons pas pour autre chose.

205 000 €/ha Moyenne AOP du département de l’Yonne, millésime 2024 — soit +20,6 % sur un an, Chablis inclus. Source : Agreste Bourgogne-Franche-Comté, valeur vénale des terres agricoles. Évolution recalculée sur les valeurs de la série.

Où se situe ce niveau dans la hiérarchie bourguignonne

Valeur vénale moyenne par niveau d’appellation — millésime 2024
Niveau d’appellation 2024 (€/ha) 2023 (€/ha) Évolution Fiabilité
Grand cru non diffusé 9 000 000 Non publié
Premier cru blanc 2 550 000 2 250 000 +13,3 % Haute
Communales Côte de Beaune, blanc 1 050 000 960 000 +9,4 % Haute
Premier cru rouge 1 040 000 950 000 +9,5 % Haute
Communales Côte de Nuits, rouge 900 000 825 000 +9,1 % Haute
Chablis premier cru 525 000 420 000 +25,0 % Haute
Chablis 245 000 205 000 +19,5 % Haute
Yonne — moyenne AOP 205 000 170 000 +20,6 % Haute
Saône-et-Loire — moyenne AOP 92 000 89 000 +3,4 % Haute
Côte-d’Or — moyenne AOP 1 023 000 919 000 +11,3 % Haute

Source : Agreste Bourgogne-Franche-Comté, valeur vénale des terres, millésime 2024. Valeurs en euros courants, non corrigées de l’inflation. Les évolutions sont recalculées sur les valeurs de la série.

Ce que cette moyenne recouvre — et ce qu’elle ne recouvre pas

La valeur de 205 000 €/ha agrège l’appellation Chablis (245 000 €/ha), le Chablis premier cru (525 000 €/ha) et les appellations du Grand Auxerrois, dont aucune valeur n’est publiée séparément.

Il en résulte que la moyenne de l’Yonne est inférieure à celle de Chablis : mécaniquement, les appellations non chablisiennes du département se situent en dessous. La statistique ne dit pas de combien, et nous ne le construisons pas.

C’est une limite de la source, pas une limite de lecture : savoir qu’une valeur agrège deux marchés distincts est déjà une information.

La décennie 2015-2024

Valeur vénale moyenne, année par année — euros courants par hectare
Niveau 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Yonne — moyenne AOP 137 200 138 900 144 600 144 400 157 600 160 700 173 000 171 000 170 000 205 000
Chablis 158 300 155 000 164 000 167 000 175 000 181 000 201 000 200 000 205 000 245 000

Source : Agreste Bourgogne-Franche-Comté, éditions successives. La continuité avec la série SAFER-SSP a été vérifiée à la jonction 2014-2015. « n.d. » signale une valeur non diffusée par la statistique publique, jamais une valeur que nous aurions omise.

Sur dix ans, la moyenne de l’Yonne progresse de 49,4 % — 137 200 €/ha en 2015, 205 000 en 2024. C’est la progression décennale la plus faible de Bourgogne après la Saône-et-Loire.

La série est plate de 2021 à 2023 — 173 000, 171 000, 170 000 €/ha — avant un saut de 20,6 % au millésime 2024, qui suit celui du Chablisien. La moyenne départementale est tirée par Chablis.

Aucune série de jalons n’est publiée pour la moyenne départementale de l’Yonne avant 2015, et nous ne la reconstituons pas. La profondeur historique disponible pour ce département porte sur le Chablis premier cru et figure sur la page qui lui est consacrée.

Ce que la moyenne ne dit pas

Le Grand Auxerrois réunit des appellations dont les marchés diffèrent : Irancy et Saint-Bris ne se traitent pas au même prix, et la moyenne départementale ne le dit pas. C’est, de tous les segments bourguignons, celui dont la statistique publique est la plus éloignée du marché réel — non par défaut de la source, mais par construction de la maille.

S’y ajoutent les deux réserves générales de la statistique foncière : la valeur publiée ne distingue pas les vignes libres des vignes données à bail ou en métayage — un point d’autant plus sensible en Bourgogne que le faire-valoir indirect est courant sur les climats les plus recherchés — et elle n’intègre ni l’âge de plantation ni l’état sanitaire du vignoble.

Une valeur n’est pas une évaluation. Les chiffres publiés ici sont des moyennes administratives de secteur. Le prix d’une parcelle donnée dépend de son cru, de son exposition, de son état, de son âge de plantation, du mode de faire-valoir et des conditions de la cession. VITACEAE ne délivre aucune estimation à partir de ces valeurs.

Reproduction autorisée sous réserve de citer la source sous la forme « Observatoire VITACEAE du foncier viticole, d’après Agreste et SAFER-SSP », avec un lien vers cette page. — Ce document est publié à titre d’information économique. Il ne constitue ni un avis juridique, ni une analyse fiscale, ni une recommandation patrimoniale, ni une évaluation. VITACEAE TRANSACTIONS SAS, RCS Reims 823 282 637, CPI 5102 2016 000 014 113 (CCI Marne-Ardennes).

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