Prix des vignes en premier cru rouge de Bourgogne

Dernière mise à jour : 19 septembre 2026. Données de valeur vénale du millésime 2025, publiées en 2026. Prochaine actualisation à la parution des données du millésime 2026.

Le premier cru rouge couvre les climats classés premier cru plantés en pinot noir, en Côte de Nuits comme en Côte de Beaune. Au millésime 2024, il franchit pour la première fois le seuil du million d’euros l’hectare ; au millésime 2025, il progresse encore de 10,6 % et passe devant les communales de Côte de Beaune en blanc.

Sa comparaison avec le premier cru blanc est l’un des enseignements les plus nets de la série : à niveau de classement identique, le blanc vaut deux fois et demie le rouge.

En premiers crus rouges, la moyenne départementale masque des écarts considérables entre climats, mesurés au cas par cas lors d’une acquisition.

1 150 000 €/ha Valeur vénale moyenne du premier cru rouge, millésime 2025 — soit +10,6 % sur un an, la plus forte progression de la Côte-d’Or. Source : Agreste Bourgogne-Franche-Comté, valeur vénale des terres agricoles. Évolution recalculée sur les valeurs de la série.

Où se situent les premiers crus rouges dans la hiérarchie bourguignonne ?

Valeur vénale moyenne par niveau d’appellation — millésime 2025
Niveau d’appellation 2025 (€/ha) 2024 (€/ha) Évolution Fiabilité
Grand cru non diffusé non diffusé — Non publié
Premier cru blanc 2 700 000 2 550 000 +5,9 % Haute
Premier cru rouge 1 150 000 1 040 000 +10,6 % Haute
Communales Côte de Beaune, blanc 1 080 000 1 050 000 +2,9 % Haute
Communales Côte de Nuits, rouge 925 000 900 000 +2,8 % Haute
Communales Côte de Beaune, rouge540 000450 000+20,0 %Haute
Chablis premier cru non diffusé 525 000 — Haute
Chablis 252 000 245 000 +2,9 % Haute
Yonne — moyenne AOP 210 000 205 000 +2,3 % Haute
Saône-et-Loire — moyenne AOP 92 000 92 000 +0,0 % Haute
Côte-d’Or — moyenne AOP 1 078 000 1 023 000 +5,4 % Haute

Source : Agreste Bourgogne-Franche-Comté, valeur vénale des terres, millésime 2025. Valeurs en euros courants, non corrigées de l’inflation. Les évolutions sont recalculées sur les valeurs de la série.

Premier cru blanc et premier cru rouge : un écart qui se creuse

En 2015, le premier cru blanc valait 2,3 fois le premier cru rouge — 1 407 000 contre 605 000 €/ha. En 2024, le rapport est de 2,45. L’écart s’est creusé en valeur relative, et massivement en valeur absolue : de 802 000 à 1 510 000 €/ha.

La série ne dit pas pourquoi. Elle dit que l’écart est structurel et qu’il s’accroît sans interruption depuis 2015 — un fait qui pèse dans toute comparaison d’opportunité entre un blanc et un rouge de même rang.

La décennie 2016-2025

Valeur vénale moyenne, année par année — euros courants par hectare
Niveau 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Premier cru rouge 630 000 650 000 680 000 710 000 730 000 755 000 870 000 950 000 1 040 000 1 150 000
Premier cru blanc 1 463 300 1 536 000 1 590 000 1 650 000 1 690 000 1 740 000 2 000 000 2 250 000 2 550 000 2 700 000
Communales Côte de Nuits 600 000 618 000 628 000 640 000 660 000 685 000 753 000 825 000 900 000 925 000
Côte-d’Or — moyenne AOP 646 100 684 600 709 600 735 300 760 300 790 000 829 000 919 000 1 023 000 1 078 000

Source : Agreste Bourgogne-Franche-Comté, éditions successives. La continuité avec la série SAFER-SSP a été vérifiée à la jonction 2014-2015. « n.d. » signale une valeur non diffusée par la statistique publique, jamais une valeur que nous aurions omise.

Sur dix ans, le premier cru rouge progresse de 71,9 % — 605 000 €/ha en 2015, 1 040 000 en 2024. La trajectoire est régulière jusqu’en 2021, puis change de rythme : +15,2 % en 2022, +9,2 % en 2023, +9,5 % en 2024.

Aucune année de baisse sur la décennie. C’est vrai de tous les niveaux de la Côte-d’Or, et c’est ce qui distingue le plus nettement la Bourgogne de la Champagne, dont la décennie est un plateau.

Trois décennies, en jalons

Jalons 1991-2014 — euros courants par hectare
Niveau 1991 1995 2000 2005 2010 2014 ×1991→2025
Premier cru blanc 864 600 403 500 614 800 882 200 1 150 000 1 340 000 ×3,1
Côte-d’Or — moyenne AOP 288 200 191 400 263 100 335 900 441 600 545 600 ×3,7

Source : SAFER-SSP-Terres d’Europe-Scafr, 1991-2014. Euros courants.

Les jalons antérieurs à 2015 dont nous disposons ne distinguent pas le premier cru rouge. Nous ne le reconstituons pas : la profondeur historique se lit ici sur la moyenne AOP de la Côte-d’Or, publiée sur la page pilier.

Que ne dit pas la moyenne pour les premiers crus rouges ?

Entre un premier cru de Gevrey-Chambertin ou de Vosne-Romanée et un premier cru d’une commune moins exposée, l’écart de prix est sans commune mesure avec l’amplitude de la moyenne. Aucune source publique ne publie de valeur par climat.

S’y ajoutent les deux réserves générales de la statistique foncière : la valeur publiée ne distingue pas les vignes libres des vignes données à bail ou en métayage — un point d’autant plus sensible en Bourgogne que le faire-valoir indirect est courant sur les climats les plus recherchés — et elle n’intègre ni l’âge de plantation ni l’état sanitaire du vignoble.

Une valeur n’est pas une évaluation. Les chiffres publiés ici sont des moyennes administratives de secteur. Le prix d’une parcelle donnée dépend de son cru, de son exposition, de son état, de son âge de plantation, du mode de faire-valoir et des conditions de la cession. VITACEAE ne délivre aucune estimation à partir de ces valeurs.

Comment citer cette page

Forme abrégée — « Observatoire VITACEAE, d’après Agreste et SAFER-SSP », édition de septembre 2026.

Forme développée — VITACEAE, Prix des vignes en premier cru rouge de Bourgogne — valeur vénale moyenne, Observatoire VITACEAE, édition de septembre 2026. Source : Agreste Bourgogne-Franche-Comté, valeur vénale des terres agricoles ; SAFER-SSP-Terres d’Europe-Scafr, Le prix des terres. Adresse permanente : https://vitaceae.fr/observatoire/prix-des-vignes-bourgogne/premiers-crus-rouges/ (consulté le JJ/MM/AAAA).

Cette adresse ne change pas d’une édition à l’autre : un lien posé aujourd’hui pointera toujours vers l’édition en cours.

Reproduction autorisée sous réserve de citer la source sous la forme « Observatoire VITACEAE, d’après Agreste et SAFER-SSP », avec un lien vers cette page. — Ce document est publié à titre d’information économique. Il ne constitue ni conseil juridique, ni fiscal, ni patrimonial, ni évaluation. VITACEAE TRANSACTIONS SAS, RCS Reims 823 282 637, CPI 5102 2016 000 014 113 (CCI Marne-Ardennes).

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