Remploi et report d’imposition

Dernière mise à jour : 28 août 2026. Article vérifié sur Légifrance au 28 août 2026, dans sa version issue de la loi de finances pour 2026. La doctrine a été actualisée le 27 août 2026.

Cette page décrit un mécanisme, et rien d’autre. Elle ne traite pas des situations auxquelles il s’applique, ni de l’opportunité d’y recourir, ni des arbitrages qu’il suppose. Elle existe parce que le texte a changé le 21 février 2026 et que les présentations disponibles ne l’ont pas toutes intégré.

70 % Quotité du produit de cession à réinvestir pour maintenir le report d’imposition, lorsque les titres apportés sont cédés dans les trois ans de l’apport. Source : article 150-0 B ter du CGI, version en vigueur depuis le 21 février 2026.

Le mécanisme

Report d’imposition et condition de remploi — article 150-0 B ter
Élément Valeur Fiabilité
Opération concernée Apport de titres à une société soumise à l’impôt sur les sociétés et contrôlée par l’apporteur Haute
Soulte tolérée 10 % au plus de la valeur nominale des titres reçus Haute
Purge automatique du report Cession des titres apportés au-delà de trois ans à compter de l’apport Haute
Quotité de remploi au moins 70 % du produit de la cession Haute
Délai de réinvestissement trois ans à compter de la cession Haute
Conservation des remplois cinq ans au moins depuis l’inscription à l’actif Haute
Donation des titres reçus Imposition au nom du donataire en cas de cession, apport, remboursement ou annulation dans un délai de six ans — porté à onze ans en cas d’investissement dans des fonds Haute
Présomption de contrôle 33,33 % si aucun autre associé ne détient davantage Haute

Source : code général des impôts, article 150-0 B ter, version en vigueur depuis le 21 février 2026, modifiée par l’article 11 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 ; doctrine BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-20, version du 27 août 2026, qui vise expressément cette loi et précise que les aménagements s’appliquent aux cessions de titres apportés réalisées à compter du 21 février 2026.

Nature des remplois éligibles
Catégorie Contenu Fiabilité
Moyens permanents d’exploitation Financement d’une activité opérationnelle ; la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier est exclue Haute
Prise de contrôle Acquisition d’une fraction du capital conférant le contrôle d’une société Haute
Souscription en numéraire Au capital initial ou à une augmentation de capital Haute
Fonds Parts de FCPR, FPCI, SLP ou SCR, avec engagement de souscription, appel et versement effectif des fonds dans les cinq ans, et quota d’investissement du fonds porté à 75 % Haute

Source : article 150-0 B ter, même version. Les compléments de prix perçus entrent dans le produit à réinvestir, chacun ouvrant un nouveau délai de trois ans pour maintenir le seuil de 70 %.

Ce que cette page ne fait pas, et pourquoi

L’application de ce mécanisme au foncier viticole soulève une question de qualification : un remploi dans une activité viticole exercée en faire-valoir direct et un remploi dans une détention donnée à bail ne se traitent pas de la même façon au regard de l’exclusion de la gestion de patrimoine.

Cette question se tranche au cas par cas, au vu des statuts, des baux et de la réalité de l’exploitation. Elle relève du conseil fiscal, et le conseil fiscal est hors du périmètre de VITACEAE — cette page s’arrête donc à la description du mécanisme.

L’analyse complète de cette articulation est réservée au réseau de prescripteurs de VITACEAE — notaires, experts-comptables, conseils patrimoniaux — dans un cadre où elle peut être discutée contradictoirement et rapportée à une situation réelle.

Une réserve sur l’état antérieur du droit. Nous ne publions aucune affirmation sur la quotité de remploi ni sur les délais applicables avant le 21 février 2026 : la version antérieure de l’article n’a pas pu être consultée intégralement, et la doctrine actualisée ne restitue pas de régime transitoire. Une opération antérieure à cette date ne se lit pas sur cette page.
Ce que ces pages sont, et ce qu’elles ne sont pas. Elles identifient des mécanismes et des impacts, avec l’article qui les fonde et la date de sa version en vigueur. Elles ne constituent ni une analyse fiscale, ni une recommandation patrimoniale, ni un conseil adressé à une situation particulière — ces prestations sont hors du périmètre de VITACEAE. Toute décision relève de l’expert-comptable, du notaire ou de l’avocat fiscaliste du dossier.

Reproduction autorisée sous réserve de citer la source sous la forme « Observatoire VITACEAE — remploi et report d’imposition », avec un lien vers cette page. — Ce document est publié à titre d’information économique. Il ne constitue ni un avis juridique, ni une analyse fiscale, ni une recommandation patrimoniale, ni une évaluation. VITACEAE TRANSACTIONS SAS, RCS Reims 823 282 637, CPI 5102 2016 000 014 113 (CCI Marne-Ardennes).

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