Fiscalité du foncier viticole

Dernière mise à jour : 28 août 2026. Textes vérifiés sur Légifrance et doctrine sur le BOFiP au 28 août 2026, après les lois de finances pour 2025 et pour 2026. Chaque valeur porte l’article qui la fonde et la date de sa version en vigueur.

La fiscalité pèse sur le foncier viticole à quatre moments : quand on l’acquiert, tant qu’on le détient, quand on le transmet, quand on le cède. Les régimes concernés sont publics et lisibles, mais dispersés entre le code général des impôts, le code rural, le code de la sécurité sociale et des dispositions de lois de finances qui ne sont pas toujours codifiées. Cet ensemble de pages les rassemble, chacun avec sa source et sa date.

Neuf valeurs modifiées en dix-huit mois par les lois de finances pour 2025 et pour 2026, sur les seuls régimes qui touchent le foncier viticole. Relevé VITACEAE sur Légifrance et BOFiP, 28 août 2026.

Les quatre moments

Les pages du volet fiscal
Page Ce qu’elle identifie
Acquisition Droits de mutation, taux réduit des immeubles ruraux, régimes SAFER et jeunes agriculteurs, droits sur les cessions de parts
Détention Taxe foncière sur les propriétés non bâties, impôt sur la fortune immobilière, imposition des revenus de la vigne et des fermages
Transmission Exonération partielle des biens ruraux loués à long terme et des parts de GFA, pacte Dutreil, démembrement de propriété
Cession Plus-values professionnelles et des particuliers, cession de parts, prélèvements sociaux
Fermage et métayage Le régime d’imposition du bailleur selon le mode de faire-valoir — le point le moins bien couvert du sujet

Ces pages couvrent le foncier viticole et les parts de sociétés qui le détiennent. Elles ne traitent ni de la fiscalité de l’exploitation au sens large, ni de la TVA d’activité, ni des cotisations sociales des exploitants.

Ce qui a changé, et qu’il faut cesser de citer

Valeurs modifiées par les lois de finances pour 2025 et 2026
Mécanisme Ancienne valeur Valeur en vigueur Effet au Fiabilité
CSG sur les plus-values et les bénéfices agricoles 9,2 % 10,6 % 31/12/2025 Haute
Exonération partielle de TFNB agricole 20 % 30 % impositions 2025 Haute
Plafond du taux départemental de droits de mutation 4,50 % 5 % (faculté temporaire) 01/04/2025 Haute
Seuil de l’exonération partielle des biens ruraux loués (DMTG) 300 000 € 600 000 € 15/02/2025 Haute
Engagement individuel de conservation, pacte Dutreil 4 ans 6 ans 21/02/2026 Haute
Seuil d’exonération des plus-values agricoles, cession à un jeune agriculteur 450 000 € exercices 2025 Haute
Seuil de la branche complète d’activité, transmission à un jeune agriculteur 500 000 € 700 000 € exercices 2025 Haute
Délai de substitution SAFER 6 mois 10 mois 16/02/2025 Haute
Coefficient de rétrocession de la taxe foncière au preneur 1,25 1,43 2025 Haute

Sources : loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 et loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 ; code de la sécurité sociale, article L. 136-8, version en vigueur depuis le 27 juin 2026. Chaque valeur est reprise et détaillée dans la page du volet correspondant.

Le chiffre le plus recopié du sujet vient de devenir faux

« Prélèvements sociaux : 17,2 % » est la formule qu’on lit partout. Elle reste exacte pour les revenus fonciers, c’est-à-dire pour les fermages. Elle ne l’est plus pour les plus-values.

Le taux de CSG sur les revenus du patrimoine est passé de 9,2 à 10,6 %. Une dérogation maintient 9,2 % pour les seuls revenus fonciers. Les plus-values et les bénéfices agricoles ne sont pas couverts par cette dérogation.

Additionnées au prélèvement de solidarité de 7,5 % et à la contribution pour le remboursement de la dette sociale de 0,5 %, les deux séries divergent désormais de 1,4 point. Sur une plus-value de 500 000 euros, l’écart entre l’ancien taux et le nouveau représente 7 000 euros.

17,2 % revenus fonciers, dont les fermages — inchangé
18,6 % plus-values et bénéfices agricoles — depuis le 31 décembre 2025

Sources : code de la sécurité sociale, article L. 136-8 (version en vigueur depuis le 27 juin 2026) et article L. 136-6 ; code général des impôts, article 235 ter (en vigueur depuis le 1er janvier 2019) ; ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996, article 19 (en vigueur depuis le 1er janvier 2020). Les totaux de 17,2 et 18,6 % sont l’addition des trois composantes : aucun texte ne les publie sous cette forme.

Ce que ces pages sont, et ce qu’elles ne sont pas. Elles identifient des mécanismes et des impacts, avec l’article qui les fonde et la date de sa version en vigueur. Elles ne constituent ni une analyse fiscale, ni une recommandation patrimoniale, ni un conseil adressé à une situation particulière — ces prestations sont hors du périmètre de VITACEAE. Toute décision relève de l’expert-comptable, du notaire ou de l’avocat fiscaliste du dossier.

Reproduction autorisée sous réserve de citer la source sous la forme « Observatoire VITACEAE — fiscalité du foncier viticole », avec un lien vers cette page. — Ce document est publié à titre d’information économique. Il ne constitue ni un avis juridique, ni une analyse fiscale, ni une recommandation patrimoniale, ni une évaluation. VITACEAE TRANSACTIONS SAS, RCS Reims 823 282 637, CPI 5102 2016 000 014 113 (CCI Marne-Ardennes).

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